Vers la création d’un réseau de jeunes leaders africains

Promotion de la citoyenneté et de la paix : Vers la création d’un réseau de jeunes leaders africains

Le Gorée Institute et la Fondation Konrad Adenauer ont lancé hier la première édition du « Summer school ». Cette initiative vise à former et à connecter des jeunes leaders africains pour promouvoir la paix, la citoyenneté et la bonne gouvernance. La session de formation sera clôturée vendredi prochain.

Ils sont 20 jeunes leaders venus de Dakar, de Kolda, de Diourbel, de Fatick, de Kédougou, de Matam, de Saint-Louis, de Thiès et de Ziguinchor en conclave depuis hier à Gorée. L’objectif de cette session de formation de quatre jours initiée par le Gorée Institute, en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer, est de former et de mettre en réseau des jeunes africains pour la promotion de la citoyenneté, de la paix, de la bonne gouvernance, etc. Ces jeunes ont été sélectionnés sur la base d’un appel à candidature ouvert à tous les jeunes du Sénégal ayant moins de 30 ans et travaillant dans une organisation communautaire de base, une Ong ou dans le secteur privé. Il fallait aussi avoir une expérience de trois ans au moins dans le domaine. 236 candidatures ont été enregistrées sur la plateforme technologique sur une période de deux semaines. « Vu les défis auxquels nous sommes confrontés, notamment les défis sécuritaires au Sénégal et dans la sous-région, nous avons jugé bon, conjointement avec la Fondation Konrad Adenauer, de mutualiser nos moyens et nos ressources pour initier ce « Summer school ». Les jeunes seront formés sur les notions de prévention des conflits, de la radicalisation et de l’extrémisme violent, la gouvernance des ressources, etc. », a mentionné Doudou Dia, directeur exécutif du Gorée Institute.

A l’issue  de cette formation, ces jeunes serviront de levier pour la dissémination de ce savoir auprès de leurs communautés respectives. « Sur les questions de leadership, nous pensons que le continent africain ne représente pas un lieu d’humiliation, de désespoir ou de la peur. C’est plutôt un continent de l’espoir dans le sens où des ressources humaines qualifiées y existent, les institutions sont dans une bonne dynamique de changement positif. Maintenant, il faut travailler à une citoyenneté engagée chez les jeunes en promouvant le leadership accès sur la compétence, l’intégrité et l’action », a ajouté M. Dia. Selon lui, de concert avec leurs partenaires, les participants à cette formation pourraient bénéficier de bourses pour pouvoir côtoyer d’autres acteurs de la sous-région et au plan international. « Nous préparons un forum des jeunes pour la paix et la sécurité qui se tiendra en Côte d’Ivoire. Et certainement, parmi ces jeunes Sénégalais, nous en sélectionnerons au moins cinq, pour rencontrer d’autres jeunes de l’espace Cedeao afin de créer une synergie citoyenne des jeunes en Afrique de l’Ouest », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, Thomas Volk, représentant résident de la Fondation Konrad Adenauer, a souligné que c’est vraiment important de former des jeunes leaders du Sénégal qui vont changer et développer le pays. « Pour nous, l’avenir commence aujourd’hui. C’est pourquoi nous formons les jeunes leaders pour préparer demain. Aussi, il est clair que nous avons besoin de solutions africaines aux problèmes africains. C’est pour cette raison que nous encourageons, à travers cette formation, à relever le défi sécuritaire, de l’engagement pour changer et développer le Sénégal », a déclaré M. Volk. A l’en croire, au cours de ces quatre jours, les jeunes auront à échanger avec les formateurs sur des questions liées à la bonne gouvernance, à la paix et la sécurité dans la sous-région, à la gestion et prévention des conflits, au développement, etc. Rokhaya Ndiaye, une participante venue de Kolda, espère repartir avec de nouvelles connaissances, mais aussi de nouveaux amis.

Ndiol Maka SECK – Le Soleil