Traversée de la Gambie: Barrow a du pain sur la planche

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Quatre mois après la victoire du président Adama Barrow aux dernières Elections présidentielles gambiennes, les populations du sud du Sénégal éprouvent toujours d”énormes difficultés pour la traversée du fleuve au niveau de Farafeni. Le calvaire continue.

Arrivée sur les lieux vers 10 heures, votre serviteur n’a pu prendre le bac qu’aux environs de 19:45 heures après moult tracasseries et un refus catégorique de succomber à la tentation de graisser les agents de la Gambian Ports Autority trouvés sur place. 10 tours d’horloge passées sur la berge pour une traversée de 30mn.
Comme des centaines d’autres personnes en provenance des autres régions du pays, les passagers/voyageurs ont dû patienter toute la journée sous un soleil de plomb en ce mois de canicule.
Du coté gambien aucune explication n’est donnée sur la cause de ce fait sinon qu’on constate un ballet incessant de personnes plus ou moins compétentes qui règlent le va et viens des véhicules (camions, véhicules particuliers, de transport) et des personnes.
De temps en temps un véhicule venant d’on ne sais oú et aiguillonné par un agent de la Gambian Ports Autority fend la foule écrasée par le chaud soleil et se positionne en tète de la file qui attend pour certains depuis les premières lueurs du jour.
La corruption a encore de beaux jours en Gambie si le nouveau président ne prend pas des mesures idoines.
Un malheur ne venant jamais seul, vers 16 heures on nous fais savoir que la traversée est maintenant assurée par un seul bac, le plus petit, l’autre ayant eu des problèmes mécaniques.
L’énervement, la fatigue dů à la chaleur accablante, écrasante, le stress sont perceptibles sur tous les visages et mettent les nerfs à fleur de peau.
Une simple parole maladroite, un geste incontrôlé, un regard de travers et les esprits s’échauffent. Pendant ce temps, les agents de la GPA, comme des poissons dans leur éléments, profitent de cet état de fait pour tenter de soutirer quelques billets moyennant un bon positionnement.

Un monsieur trouvé sur les lieux nous dit que cette situation perdure depuis un certain temps. Venu à Ziguichor pour les besoins des funérailles d’un proche, il a du passé la nuit du mardi dernier sur les berges du fleuve à la merci des moustiques et autre moutmout. Maintenant sur le chemin du retour sa voiture est bloquée au niveau de l’autre rive alors que lui même a traversée depuis 8heures du matin. Il craint même de ne pas pouvoir être a son travail lundi matin si la situation n’est pas débloquée dans les meilleures délais Il travaille à la SISMAR.

En définitive, nous avons pu embarqué dans le bac vers 20 heures pour constater que de l’autre côté les moustiques et les moutmout auront un festin royal cette nuit vu le nombre de voyageurs qui risquent de dormir sur place.

Le Bac

Le bac! Parlons en!! C’est à croire que les gambiens refusent le progrès. 
On le dirait tout droit sorti du film Roots de Alex Harley au moment ou un Capitaine de bateau négrier accostait pour la première fois sur les cotes gambiennes ou “Gambie Bolongo”.

En marche, un concert de cliquetis et de grincements inquiétants me fais revivre, dans mon plus profond subconscient, le tristement célèbre naufrage du Diola.
Les manœuvres: Un travail certainement très dangereux pour les employés de la GPA qui sont obligés d’accomplir des manœuvres dangereusement périlleuses et d’une autre époque avec leurs pauvres petites mains comme seules outils. 

Sur le pont supérieur du bac, pas d’éclairage, une partie de l’eau pompé pour alléger le bac se retrouve sur le pont inférieur.
Il yen a deux: un gros qui peut transporter gros camions et bus plus les passagers et un autre de capacité plus réduite.

 

Le pont en construction

Pas loin du terminal des bacs, juste sur le coté droit en venant de Keur Ayip, les travaux du pont se poursuivent à “un rythme gambien”.
Pour certaines des personnes rencontrées, ce pont sera une bonne chose pour le désenclavement de la zone sud si et seulement si les travaux arrivent à leur terme et dans les délais.

Ce pont est une anciennn doléance des populations sud et de l’état du senegal que les autorités gambiennes ont toujours minimisées. C’est de bonne guerre Si on sait que la Gambian Ports Autority, société étatique qui gère la traversée, est l’une des principale pourvoyeur de l’économie gambienne.

Ce qui est par contre paradoxal, c’est que sa construction a débutée sous le règne de l’ex président dictateur Yaya Jammeh. S’agissait-il d’un leurre ou un moyen de faire comprendre au gouvernement sénégalais les bonnes dispositions de la Gambie sans pour autant concrétiser et finaliser ce chantier.
Le president est interpelé sur cette question

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