Ouverture du 3e Gorée diaspora festival : S’inspirer du passé pour construire l’avenir

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L’édition 2007 du Gorée diapora festival, qui se déroule du 15 au 18 novembre, se veut un moment d’échanges entre les fils et filles de la diaspora sur la terre de leurs ancêtres. ‘Non pas pour se remémorer du passé ou plutôt se repentir de ce qui s’est passé, mais pour construire ensemble l’avenir de l’Afrique’, souligne le ministre de la Culture, Mame Birame Diouf.

Source : Walf fadjri
L’ouverture du Festival, qui s’est déroulée ce jeudi sur l’esplanade des droits de l’homme de Gorée, a donné le ton. En présence de la diaspora venue du Brésil, du Vénézuela, d’Haïti, de la Guadeloupe, etc., de la France avec l’Association française de descendants d’esclaves noirs et de leurs amis, l’heure est venue ‘de se rappeler l’histoire pour regarder l’avenir du continent’, avise-t-on.

Avec comme thème central ‘Regards croisés sur une mémoire partagée’, note Mame Birame Diouf ‘il faut que l’Afrique part de son histoire douloureux pour construire son avenir’. ‘Il faut que le monde œuvre à faire tomber les barrières et s’unir afin de bannir cette souffrance qu’a vécue l’homme noir et qu’il continue de vivre sous différentes formes’, préconise le maire de Gorée Me Augustin Senghor.

Au-delà des films, qui seront projetés dans le cadre des Rencontres cinématographies de Gorée, avec pour thème ‘Exils et Mémoires’ et du folklore pour animer ses quatre jours des festivités, il faut, de l’avis des promoteurs du festival, ‘interroger notre passé, s’y adosser pour écrire la vraie histoire de l’Afrique’. Parce que, explique le chercheur français Max Jean Zins, coordonnateur du colloque axé sur la ‘traite négrière coloniale, océans atlantique et indien, regards croisés : Europe, Afrique et Amériques’, ‘il est impératif aujourd’hui de faire connaître au monde cette histoire de la traite négrière qui a construit le monde d’aujourd’hui’. Selon lui, ‘il faut refuser l’oubli et essayer de faire connaître ce pan de l’histoire de l’humanité’. Ainsi un véritable dialogue des cultures a été entamé hier à travers les prestations des différentes troupes folkloriques et autres formations musicales. Avec notamment Dona Brass Band du Bénin, Tanbou Bokanol (Martinique), Ndawarabine de Yoff, Missal de la Patte d’Oie, Koutoubo de Pikine (Sénégal).

 

Source: www.rewmi.com