Jeux de la francophonie : Pa’ Peace Diandy, un voyage musical contre l’oubli

NICE (France) : L’auteur compositeur sénégalais, Pa’ Peace Diandy, natif de l’île de Gorée, est un artiste hors pair. Il chante en wolof et français et sa particularité est qu’il entraîne le public à travers un voyage dans les profondeurs de ce qu’on pourrait appeler ses mémoires. A Nice, où il participe aux Jeux de la Francophonie. Il a connu un franc succès.Mercredi, dans la salle de l’opéra de Nice, le Sénégalais Pa’ Peace Diandy a réussi une belle prestation en chanson. Dans une salle pleine, le Sénégalais a délivré des messages poignants qui lui ont valu des applaudissements après une prestation de 20 minutes devant le jury. En présence du Secrétaire général du ministère de la Culture, du directeur général de la Compagnie de Théâtre national Daniel Sorano, du directeur des Arts, du directeur de la Francophonie, notre compatriote a fait vibrer la salle. Il a démarré par une chanson intitulée Gorée, l’Ile du souvenir, évoquant l’homme mythique, Boubacar Joseph Ndiaye, ancien conservateur de la Maison des Esclaves. « Je suis né à Gorée et grandi devant les ruines de la Maison des Esclaves », a-t-il évoqué avec sa guitare.
« Je me réfère toujours à mon grand-père, Boubacar Joseph Ndiaye, ancien conservateur de la Maison des Esclaves », a-t-il lancé. Le chanteur  a choisi le titre « Fatilakou » (souvenir en wolof) pour rappeler ce qui s’est passé à Gorée durant la Traite négrière.  Par une voix à la fois suave de mélancolie et percutante, il s’offre au public par la magie d’un style bien à lui, l’Afro pop.  « Je suis né à Gorée, sur l’Ile mémoire… J’ai grandi sous la chaleur de ses basaltes et la fraîcheur de son sable fin. Je chante, envoûté par la force insondable de ma terre nourricière », martèle-t-il.
Diandy, composant dans le bourdonnement des vagues et dans le frissonnement des bougainvilliers de l’Ile du souvenir, offre une musique tirée du rythme des « assicots ». En français et wolof, sa langue maternelle, il tenait en haleine toute l’assistance. La délégation sénégalaise très satisfaite ira le congratuler après sa belle prestation.
Cet autodidacte est entré dans la scène musicale en 2005 lors de la 1ère édition du Gorée Diaspora Festival. D’abord en solo, Pa’ Peace Diandy a multiplié les rencontres et les performances jusqu’à la formation de son groupe en 2009. Sur sa présence à Nice, il a expliqué : « C’est pour moi une occasion d’incarner la nouvelle génération de musiciens sénégalais, mais surtout ajouter un plus à ce qui se fait chez nous ».
Il a fait part de son envie de transmettre un message fort à travers ce qui s’est passé sur l’île. Il ajoute : « Je ne joue pas avec les mots, le français me permet d’exprimer ma diversité et aujourd’hui, sur scène, j’ai voulu faire comme Joseph Ndiaye, et je crois avoir accompli un devoir de mémoire ».

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