Vers kédougou

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En cette période de l’année ou il n’a pas encore plus, le tapis herbacé a une coloration jaune contrastant avec la cime des arbres qui a gardé sa couleur verte claire.
En quittant Tambacounda vers Kedougou, nous constatons nettement un changement de decor. On sent que plus on avance vers le sud-Est du Sénégal plus le relief est accentué.
Ce ne sont pas encore des montagnes mais de petits plateaux qui progressent rapidement en des collines de plus en plus imposantes sans pour autant etre de veritables montagnes.
Dans ce decor, les villages et hameaux se suivent et se ressemblent tous. Missirah, Wassadou, Dialacoto tous sur le bord de la route sont de gros villages électrifiés avec, pour certains quelques services administratifs, un poste de gendarmie ou des projets implantés dans la zone.
On dépasse aussi de petites agglomérations de cases et de concessions d’une importance plus réduite sans les services et commodités cités plus haut.
Venant de Dakar et totalement dépendant des Technologies de l’information et de la communication, votre serviteur a du mal a s’imaginer une vie sans internet et toutes les applications qui en découlent.
A l’entrée du parc de Niokolo Koba, une  déviation  sur la nationale 7, nous permet de tester l’efficacité et la robustesse de notre 4×4. Nous roulons sur quelques kilométrés complètement plongé dans un nuage de poussière laissé par les voitures, camions poids lourd et autres engins de la société Arekzi exécutrice des travaux.
Aux endroits qui n’ont pas encore touchés par les travaux ( c’est a dire tout le reste du trajet jusqu’à Kedougou ville) on peut constater l’état de la route qui dessert, osons le dire, une capitale régionale.
C’est une honte, une catastrophe. Je plains ces populations qui sont obligés de vivre dans de telles conditions alors qu’on nous parle de TER, de centre de conférence international, de nouvelle ville, de nouvel aéroport bref de Sénégal émergent. Le Sénégal se limite t-il à Dakar ou Diamniadio? Les populations de ses zones sont-elles plus sénégalaises que les malinkes, peuls, Bassaris, koniaguis, khassonké du Sénégal orientale?
Il faut noter que la r2gion de kedougou est l’une des plus riche du Sénégal à cause de la présence de beaucoup de minerai dans son sous sol eT notamment de l’or.
La question que l’on est tenté de se poser est simplement celle ci: que font les sociétés minières présentent pour le développement de cette région? Quelles retombées l’état a t-il prévu pour ces régions? Ou va tout l’argent de l’or?
A 130 km de kedougou, le terrain devient de plus en plus accidenté. Les premières vraies montagnes se profilent très loin à l”horizon.
Sur les bords de la route la végétation a fini de faire place à une foret de Bambou clairsemé par la flore typique de cette région du Sénégal.
Nous sommes en plein dans le parc. A ce moment de la journée ou le soleil est au zenit, pas un signe de vie animal. Peut être que c’est à cause des travaux sur la route que les singes, phacochères et autres animaux ont préférés aller dans des endroits plus calmes.
A Mako nous traversons le fleuve Gambie qui est a son niveau le plus bas. Quelques flaques d’eau et la présence du pont nous rappellent que c’est un fleuve.
Les montagnes ont finies d’occuper le panorama. Le bitume s’insinue entre les versants ouverts dans les flancs de la montagne.

Il faut dire que la région de kédougou est dans la zone la plus haute du Sénégal et est située sur les contrefort du massif montagneux du Fouta Jalon, zone de départ des grands fleuves de la sous région.

Tomboronko, bantako, tenkoto, Ngari,
 

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